La science de l'intelligence émotionnelle

Les bases théoriques de Génération IPC

Notre approche s’appuie sur les bases théoriques de la thérapie d’impact et de l’apprentissage socio-émotionnel (ASÉ).

Créée par Ed Jacobs, la thérapie d’impact est une thérapie brève qui intègre les dernières connaissances sur la mémoire, la gestion des émotions, combinant les théories et pratiques de différentes approches (Émotivo-relationnelle (REBT), Analyse transactionnelle (TA), Gestalt, Thérapie de la réalité et Psychologie positive).

La thérapie d’impact a été contextualisée au Québec par Danie Beaulieu, Ph.D.  L’organisme américain Collaborative for Academic, Social, and Emotional Learning (CASEL) a pour sa part fait connaître son modèle d’ASÉ en contexte scolaire. C’est toutefois le Modèle écosystémique de l’apprentissage socioémotionnel pour le bien-être individuel et collectif à l’école, développé au Québec par Claire Beaumont Ph.D. et ses collaboratrices, que Gérération IPC a choisi de s’appuyer.

Ce modèle, spécifique au contexte scolaire intègre à la fois des apprentissages socioémotionnels à développer dans les sphères intrapersonnelles (conscience de soi, autorégulation), et interpersonnelles (conscience sociale, compétences relationnelles, conscience de l’interdépendance et prise de décisions responsables) favorisant ainsi le mieux vivre ensemble.

Modèle écosystémique de l’apprentissage socioémotionnel
Modèle écosystémique de l’apprentissage socioémotionnel pour le bienêtre individuel et collectif à l’école (Beaumont, Langri, Wilkie, Marquis et Garcia, 2021).

Les stratégies d’intervention de Génération IPC

Utilisant des techniques d’impact et développant la pleine conscience, notre approche est positive, centrée sur la promotion de la santé émotionnelle pour tous (ex. les forces, talents et passions), plutôt que sur les déficits (ex. relationnels ou émotionnels). Tous les individus sont ainsi vus comme ayant le potentiel de prendre en charge leur propre bien-être et de rétablir leur équilibre lorsque la vie les confronte à différents défis.

En utilisant des stratégies multisensorielles, Génération IPC reconnaît que c’est en stimulant les cinq sens de l’humain (ex. visuels, kinesthésiques) que des changements positifs ont plus de chances de se produire durablement.

La pleine conscience

La pleine conscience est une pratique de plus en plus utilisée dans les classes, en Amérique du Nord, depuis les dernières années. C’est une discipline humaine dont les bénéfices réels sont maintenant étudiés et documentés sur le plan scientifique. Il ne s’agit donc pas d’un neuromythe ou d’une croyance, mais plutôt d’une avenue à explorer dont les bienfaits sont désormais appuyés sur des données crédibles.

De meilleures habiletés de PC pourraient être une base à un meilleur fonctionnement social et émotionnel ainsi qu’à un meilleur rendement scolaire, puisqu’elle favorise les comportements sociaux positifs et une diminution de la détresse émotionnelle et des problèmes de conduite (Greenberg et al., 2003). Mendelson et ses collaborateurs (2013) ont déclaré que la pratique de PC au début d’une journée d’école entrainerait une amélioration des apprentissages scolaires et du comportement des élèves durant le reste de la journée.

Les auteurs affirment que la majorité des élèves sont impatients d’apprendre de nouvelles techniques méditatives, attendent avec enthousiasme la période quotidienne de méditation, rapportent des bénéfices perçus suite aux programmes de PC (Mendelson et al., 2010) et sollicitent même de brèves périodes de méditation au début des journées de classe (Britton et al., 2014).

Un programme de 8 semaines de pleine conscience semble diminuer l’anxiété de 5% à 10% ainsi que les symptômes dépressifs de 10% à 20% ce qui correspond grosso modo, aux effets des médicaments antidépresseurs.

La pleine conscience amènerait aussi un soulagement de léger à modéré de la douleur chronique.

Ensuite, quelques chercheurs se sont intéressés aux effets de programmes de PC sur les notes issues des bulletins scolaires ou des résultats aux examens. Bakosh et ses collaborateurs (2016) rapportent une amélioration du rendement en lecture chez des élèves en 3e année du primaire comparativement au groupe contrôle, de même qu’un effet préventif du déclin des notes en sciences perçu chez les élèves du groupe contrôle. Une amélioration de 15% des notes en mathématiques des élèves en 4e et 5e année du primaire comparativement à un groupe contrôle actif participant à un programme promouvant le respect des autres, la résolution de problèmes de manière pacifique et la participation à la communauté scolaire (Schonert-Reichl et al., 2015) est notée.

Quelques statistiques

Une étude nous apprenait récemment qu’une proportion de 49% des enfants vivraient du stress au quotidien

De ce nombre:

19% souffriraient de troubles anxieux
15% d’insomnie
12% d’anxiété de performance.

Selon une enquête menée par des chercheurs de l’Université de Harvard, notre esprit vagabonde 47 % du temps, ce qui enraye notre capacité de s’axer sur l’ici et maintenant

1 jeune sur 11 a reçu un antipsychotique ou un médicament pour un trouble anxieux ou de l’humeur en 2018-2019
Environ 20% des jeunes Canadiens sont atteint d’un trouble mental.

Le stress est loin d’être un phénomène d’adultes:

45 % des enfants sont stressés au quotidien, selon leurs parents.

Si l’on décortique les résultats selon l’âge :

60 % chez les adolescents de 12 à 17 ans
34 % chez les enfants de 11 ans et moins

Une étude menée auprès de 1420 enfants par Costello, Mustillo, Erkanli, Keeler et Angold (2003), rapporte aussi qu’environ 10 % des jeunes auraient souffert d’anxiété d’une manière importante avant l’âge de 16 ans. L’étude canadienne de Tramonte et Willms (2010) indique que selon les 11 924 enfants et adolescents interrogés, plus de 50 % n’ont pas confiance en leurs moyens et leurs classes ne leur posent pas suffisamment de défi ; ces élèves ayant peu confiance en eux seraient deux fois plus à risque de présenter des symptômes d’anxiété.
Entre 2000 et 2015, la proportion d’enfants de moins de 5 ans ayant reçu un diagnostic de trouble mental a augmenté « de manière significative ». En 2017, au moment d’entrer à l’école, plus du quart des enfants de moins de 5 ans (27,7 %) présentaient une vulnérabilité dans au moins un domaine de leur développement.

26 % des enfants québécois présentent une vulnérabilité dans au moins un domaine de leur développement au moment d’entrer à l’école, une proportion qui s’élève à 31 % pour les enfants des milieux les plus défavorisés.

L’impact de la pleine conscience

Une base de données scientifiques solides de plus en plus riche démontre l’efficacité d’entraîner les facultés essentielles de l’esprit (tous les sens et l’attention elle-même, ainsi que les sentiments de bienveillance et de compassion), même chez les tout-petits, de façon à promouvoir un apprentissage optimal et à éveiller une curiosité permanente à l’égard de la vie elle-même.

La présence attentive (la pleine conscience) est une faculté humaine naturelle qui, dans les milieux éducatifs, n’est probablement pas aussi valorisée que le raisonnement. Or il a été démontré que la combinaison des deux est bien plus puissante que le raisonnement à lui seul.

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Jon Kabat-Zinn est un professeur émérite de médecine et un important contributeur à la diffusion de la « méditation de la pleine conscience » dans le monde docteur en biologie moléculaire et professeur émérite à la Faculté de Médecine de l’Université du Massachussets (le MIT), professeur de yoga, enseignant et pratiquant expérimenté en méditation de pleine conscience.

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